La mobilisation du 17 mars selon les médias : de la démocratie en marche aux « dérapages et violences ».

La manifestation et les violences policières qui se sont déroulées par la suite sur le site de Tolbiac le jeudi 17 mars ont été relayées et commentées dans de nombreux médias, avec un point de vue plus ou moins favorable aux étudiant-e-s et à leurs revendications. Petit aperçu au travers de quelques médias, dominants et alternatifs.

  • Dans sa rubrique « Campus » spéciale étudiants, Le Monde fait la part belle aux paroles d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s recueillies pendant la manifestation parisienne, à propos des changements apportés par le projet de loi « travail ». Malgré tout, les violences policières sont simplement évoquées, en reprenant uniquement des sources policières.
  • Libération offre lui quatre portraits d’opposant-e-s au projet de loi (étudiant, salarié, lycéenne et fonctionnaire), ainsi qu’un rapide résumé de la journée, centré sur la tension croissante entre étudiants et gouvernement.
    Dans un autre (court) article, le journal revient sur la fermeture de plusieurs sites universitaires en France et sur la part de responsabilité des présidences d’université et du gouvernement.
  • Chez Marianne, c’est un véritable récit de la manifestation, de 9h du matin devant Tolbiac jusqu’à la fin de la journée, en passant par l’assemblée générale tenue devant la Sorbonne. Là encore, le point de vue est plutôt favorable aux étudiant-e-s, dont il relaie les propos, ainsi que ceux des professeur-e-s et personnels de l’université.
  • Clémentine Autain, sur son site Regards, voit dans le mouvement de la jeunesse l’illustration de sa politisation contre une précarité qui l’écrase de plus en plus, et le considère comme le premier signe du renouveau de la contestation de la société contre le gouvernement et sa ligne politique générale.
  • Le journal Politis perçoit lui aussi ces manifestations comme un moyen de se « ré-approprier l’espace public« , celui de la rue ou celui de la fac, avec notamment l’exemple de Paris-VIII.
  • A l’inverse, Le Figaro insiste sur l’affaiblissement numérique de la mobilisation, la présence jugée massive des syndicats et partis, et les violences qui auraient justifié la fermeture des sites universitaires à Paris, Lyon et Bordeaux. Un article entier est d’ailleurs dédié aux « casseurs », « saccages », « violences » et « interpellations », allant jusqu’à sous-entendre un parallèle douteux entre ces manifestations et les attaques terroristes de novembre à Paris.
  • Pour conclure cette revue de presse, on peut s’appuyer sur le travail d’un journaliste de Libération, qui a recensé en vidéo une partie des questions posées, à la télévision et à la radio, au président de l’UNEF William Martinet. Des questions d’une originalité et d’une bienveillance dignes du reste du traitement des mobilisations sociales par l’audiovisuel français…
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